Immobilier · fiche 2.1 · Bloc 2 Immobilier · M2.1
Acheter sa résidence principale, ou pas ?
Un choix de vie avant d’être un calcul. Mais le calcul existe.
◬ L'École du Patrimoine
Les repères à retenir
- 1Les frais d’acquisition dans l’ancien sont pour l’essentiel des impôts : les émoluments du notaire représentent moins d’un dixième de ce qu’on appelle les « frais de notaire ».
- 2Ces frais s’amortissent avec la durée de détention. C’est elle, plus que le prix, qui décide si l’achat était pertinent.
- 3Les primo-accédants échappent à la majoration départementale des droits de mutation appliquée par la plupart des départements.
- 4La résidence principale n’est pas un placement de rendement : elle ne verse rien, elle économise un loyer et immobilise un apport.
- 5Le débat entre acheter et investir d’abord est réel et documenté : des praticiens défendent les deux positions, et le module expose les deux.
Les repères chiffrés
5,00 %
droits de mutation départementaux sur un logement ancien
taux majoré appliqué par la grande majorité des départements ; les PRIMO-ACCÉDANTS en sont exclus et restent à 4,50 %
DGFiP — Droits d’enregistrement et taxe de publicité foncière — taux applicables au 1er juin 2026 ; majoration au titre du II de l’art. 116 de la loi n° 2025-127, 01/06/2026
0,799 %
émoluments du notaire au-delà de 60 000 €
tarif réglementé et dégressif : 3,870 % jusqu’à 6 500 €, puis 1,596 %, 1,064 %, et 0,799 % au-delà — hors TVA de 20 %
Légifrance — Code de commerce, art. A444-91 (arrêté du 28 février 2020), 01/03/2020
+0,1 %
prix des logements en France sur un an
au 1er trimestre 2026, après +0,9 % au trimestre précédent — nette décélération
INSEE — Informations rapides n° 146 — indice des prix des logements, T1 2026 (résultats définitifs), 19/06/2026
952 000
ventes de logements anciens sur douze mois
à fin mars 2026, soit 2,5 % du parc — contre un pic de 3,3 % au 3e trimestre 2021
INSEE — Informations rapides n° 130 — indice des prix des logements anciens, T1 2026 (provisoire), 28/05/2026
35 %
taux d’effort maximum d’un crédit immobilier
assurance emprunteur INCLUSE, et tous emprunts en cours confondus
Légifrance — Décision HCSF n° D-HCSF-2021-7 du 29 septembre 2021, art. 1 et 4 (texte consolidé), 29/09/2021
L’idée reçue
« Payer un loyer, c’est de l’argent jeté par les fenêtres. »
L’achat a lui aussi un coût non récupérable : frais d’acquisition, intérêts d’emprunt, entretien, taxe foncière. La comparaison n’a de sens qu’en intégrant la durée pendant laquelle on reste.
Les pièges
- Appeler « frais de notaire » un ensemble qui est majoritairement fiscal — la confusion fait mal évaluer le coût d’entrée.
- Oublier que la majoration des droits de mutation ne s’applique pas aux primo-accédants.
- Comparer un achat à une location sans intégrer la durée de détention : sur deux ou trois ans, les frais d’entrée ne sont pas amortis.
Où aller ensuite
- L’étape suivante Jusqu’où une banque peut-elle me prêter ? La décision d’achat une fois prise, reste à chiffrer jusqu’où une banque peut prêter, avec le même repère de taux d’effort.
- L’autre option Pourquoi attendre me coûte cher ? Le débat entre acheter et investir d’abord, évoqué ici sans trancher, s’y chiffre : ce que rapporte un capital qui commence à travailler tôt.
- Pour creuser On est plusieurs sur un même bien : qui décide ? Acheter à deux, ou hériter d’un bien à plusieurs, place le logement sous un régime où un seul refus bloque la vente. Les règles de cette situation se lisent là-bas.