L'École du Patrimoinepar ceux qui le font

Les fiches · Impôts & transmission · Bases de la fiscalité de l’épargnant

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Impôts & transmission · fiche A.1 · Bloc A Impôts & transmission · MA.1

Combien l’État prend sur mes gains, et quand ?

Un taux par défaut, cinq exceptions, une case pour en changer.

L'École du Patrimoine

30 %12,817,2Les 5 exceptions31,4 %12,818,6Tout le reste
Impôt sur le revenu 12,8 % (inchangé) + prélèvements sociaux.

Les repères à retenir

  1. 1Par défaut, les gains de placement financier supportent le prélèvement forfaitaire unique. Depuis le 1er janvier 2026, son taux global est de 31,4 %.
  2. 2Cinq catégories seulement échappent à la hausse et restent à 30 % : revenus fonciers, plus-values immobilières, PEL et CEL, assurance-vie, PEP. Le PEA et le PER n’en font pas partie.
  3. 3La case 2OP bascule vers le barème progressif l’ensemble des revenus concernés du foyer : c’est tout ou rien, jamais produit par produit.
  4. 4Les prélèvements sociaux restent dus dans tous les cas, que le PFU s’applique ou que l’option pour le barème soit exercée.
  5. 5Un taux fiscal se périme : celui-ci date du 1er janvier 2026 et sera rediscuté à l’automne, au projet de loi de financement de la Sécurité sociale.

Les repères chiffrés

31,4 % prélèvement forfaitaire unique (« flat tax ») 12,8 % d’impôt sur le revenu + 18,6 % de prélèvements sociaux Légifrance — Code de la sécurité sociale, art. L136-8 (version en vigueur au 27/06/2026), 27/06/2026
30 % PFU maintenu pour cinq catégories revenus fonciers, plus-values immobilières, PEL et CEL, assurance-vie, PEP — seules dérogations du IV de l’article L136-8 Légifrance — Code de la sécurité sociale, art. L136-8 (version en vigueur au 27/06/2026), 27/06/2026
globale option pour le barème progressif (case 2OP) porte sur l’ensemble des revenus du foyer entrant dans le champ du PFU Légifrance — CGI art. 200 A, 2 — modifié par la loi n° 2026-103 du 19/02/2026, art. 126, 21/02/2026
6,8 points fraction de CSG déductible du revenu imposable uniquement en cas d’option pour le barème ; les 1,4 point de hausse 2026 ne sont pas déductibles Légifrance — CGI art. 154 quinquies (version en vigueur au 27/06/2026), 27/06/2026
La « flat tax » (PFU) en 2026 — l'effet de la LFSS 2026
17,2 % 12,8 %
30 % Les 5 exceptions (liste ci-dessous)
18,6 % 12,8 %
31,4 % Tout le reste — comptes-titres, dividendes, PEA, PER, crypto…
Impôt sur le revenu (12,8 %, inchangé) Prélèvements sociaux (17,2 % → 18,6 %, CSG +1,4 pt)

Les cinq exceptions qui restent à 30 %, et cinq seulement : revenus fonciers · plus-values immobilières · PEL et CEL · assurance-vie et contrats de capitalisation · PEP. Le PEA et le PER n'en font pas partie : ils passent bien à 31,4 %.

Vérifié 18/07/2026 par lecture directe du IV de l'article L136-8 du code de la sécurité sociale (version en vigueur au 27/06/2026), à la suite de la LFSS 2026 (loi n° 2025-1403 du 30/12/2025). Ne retenir que « assurance-vie, PEL, CEL » est l'erreur la plus répandue : elle omet les revenus fonciers et les plus-values immobilières.

L’idée reçue

« La flat tax est toujours à 30 %. »

Devenu inexact en 2026 : la hausse de CSG portée par la LFSS 2026 amène le taux global à 31,4 % pour la majorité des placements financiers, PEA et PER compris.

Les pièges

  • Citer « 30 % » comme taux général de la flat tax : c’est périmé depuis janvier 2026 pour la majorité des placements financiers.
  • Ne retenir que « assurance-vie, PEL, CEL » parmi les exceptions — cela omet les revenus fonciers et les plus-values immobilières, les deux plus gros postes de la liste.
  • Présenter l’option pour le barème comme irrévocable : l’adjectif a été retiré du Code général des impôts par la loi de finances pour 2026.

Où aller ensuite