L'École du Patrimoinepar ceux qui le font

Accueil · Diversification

Matière sourcée

Crypto-actifs : comprendre avant de toucher

Bitcoin et blockchain expliqués simplement, cadre MiCA, fiscalité 2026, drawdowns jusqu'à -93 % : comprendre n'est pas promouvoir.

Fiche récap Avant d’acheter de la crypto, je vérifie quoi ? À imprimer ou télécharger

🎙️ Épisodes au programme du module

  • #304 Alexandre Stachtchenko — Bitcoin : le zéro ou le million
  • #155 Alexandre Roubaud — Faire ses premiers pas grâce au DCA Bitcoin
Exemple concret Dix euros de ventes de plus, et l’impôt apparaît

Hypothèse : la même plus-value de 200 € réalisée deux années de suite, avec un total de ventes annuel qui passe juste sous, puis juste au-dessus du seuil.

  • Année 1 — total des ventes de l’année300 €
  • Plus-value comprise dans ces ventes200 €
  • Impôt dû, ventes restées sous le seuil de 305 €0 €
  • Année 2 — total des ventes de l’année310 €
  • Plus-value comprise dans ces ventes, inchangée200 €
  • Impôt dû, au taux forfaitaire de 31,4 %62,80 €

10 € de ventes en plus font passer l’imposition de zéro à 62,80 €, sur un gain resté identique.

À reconstituer Le gain est le même les deux années, et l’impôt passe de zéro à plusieurs dizaines d’euros. Quelle grandeur a franchi le seuil, et en quoi un seuil se comporte-t-il autrement qu’un abattement ?

Une explication complète contient ces points — les comparer à la sienne, plutôt que les lire.

1. Ce qui franchit le seuil est le total des prix de vente de l’année, et non la plus-value.

2. Un abattement retrancherait son montant de la base imposable. Le seuil, lui, ne retranche rien : il décide seulement si la plus-value est imposée ou non.

3. Une fois le seuil dépassé, la plus-value est imposée dès le premier euro — y compris la part qui serait restée sous le seuil.

Exemple purement illustratif, à hypothèses simplifiées. Les rendements réels varient et ne sont pas garantis.

L'essentiel

  1. Le protocole Bitcoin est né en 2008-2009 et repose sur la blockchain. Cette technologie stocke et transmet de l'information sous forme de blocs de transactions, reliés entre eux par un procédé cryptographique. Ces blocs forment donc un registre transparent et infalsifiable, partagé et vérifié par un réseau décentralisé d'ordinateurs. Autrement dit, aucune autorité centrale ne tient ce registre (Banque de France, « La blockchain » ; lafinancepourtous.com).
  2. Les bitcoins sont des actifs numériques dits « natifs », parce que le protocole les crée lui-même. Ils sont attribués aux « mineurs », c'est-à-dire aux participants qui mettent de la puissance de calcul à disposition pour valider les transactions, selon le mécanisme dit de preuve de travail. Ces nouveaux bitcoins constituent donc leur récompense (Banque de France, « Le bitcoin », 2024).
  3. Cadre réglementaire européen MiCA (Markets in Crypto-Assets, règlement (UE) 2023/1114) : l'AMF accepte les demandes d'agrément de Prestataire de Services sur Crypto-Actifs (PSCA / CASP) depuis le 1er juillet 2024. Ensuite, à compter du 30 décembre 2024, le régime MiCA a remplacé le régime national PACTE pour les nouveaux entrants (AMF).
  4. Les acteurs déjà enregistrés sous l'ancien régime PACTE bénéficiaient d'une période transitoire pour obtenir l'agrément MiCA. Ce régime antérieur reposait sur un enregistrement simple ou renforcé, auquel s'ajoutait un agrément optionnel de PSAN, autrement dit de Prestataire de Services sur Actifs Numériques. à vérifier Cette période transitoire est rapportée comme expirant le 30 juin 2026 selon une source spécialisée non officielle (cryptoslate.com, à recouper avec amf-france.org).
  5. L'agrément CASP délivré par un régulateur d'un État membre vaut passeport européen. En clair, un prestataire agréé dans un pays peut opérer dans l'ensemble de l'Union européenne (AMF).
  6. [Vérifié 17/07/2026] Fiscalité française 2026 : les plus-values de cession de crypto-actifs réalisées à titre occasionnel par des particuliers sont soumises à une flat tax de 31,4 %, soit 12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux. Le taux s'établissait à 30 % avant 2026, et il a augmenté parce que la CSG a été relevée en LFSS 2026 (art. 150 VH bis du CGI, en vigueur depuis le 01/01/2026 ; impots.gouv.fr, page dédiée aux plus-values sur cessions d'actifs numériques, mise à jour le 17/07/2026). Enfin, l'option pour le barème progressif de l'impôt sur le revenu reste possible (case 3CN, formulaire n° 2086).
  7. [Vérifié 17/07/2026] Un seuil d'exonération de 305 € de prix de cession cumulés sur l'année est confirmé. En clair, aucune plus-value n'est taxée en dessous de ce montant (art. 150 VH bis du CGI ; impots.gouv.fr, consulté 17/07/2026).
  8. [Vérifié 17/07/2026] Cette exonération ne dispense cependant pas de déclarer les comptes d'actifs numériques ouverts, détenus, utilisés ou clos sur des plateformes situées à l'étranger. Cette déclaration passe par le formulaire n° 3916-bis, obligatoire indépendamment de la réalisation d'une plus-value (CGI art. 1649 bis C ; impots.gouv.fr, page dédiée, consultée 17/07/2026).
  9. Volatilité historique du Bitcoin : plusieurs cycles de baisse sévère depuis un sommet, appelés « drawdowns », ont été mesurés. Ce sont environ -93 % en 2011, -86 % en 2015, -84 % en 2018, enfin environ -77 % à -79 % en 2022. En 2018, le cours est ainsi passé d'environ 13 800 $ début janvier à environ 3 600-3 800 $ en décembre, soit près de -75 % sur l'année civile. En 2022, la chute a mené jusqu'à 16 000 $ en pleine crise de la plateforme FTX, en novembre (clubpatrimoine.com ; docteur-factures.fr ; cointribune.com).
  10. La volatilité annualisée du Bitcoin était proche de 90 % en 2018, et elle est ensuite redescendue autour de 65 % en 2023. Plusieurs analyses spécialisées y voient le signe d'une maturation progressive du marché. Un actif à 65 % de volatilité annualisée n'est cependant pas un actif peu volatil en valeur absolue (cointribune.com).
  11. Part des Français détenteurs de crypto-actifs : selon le baromètre ADAN/Ipsos 2026, 93 % des Français ont entendu parler des crypto-actifs, mais seulement 11 % en détiennent effectivement. Cette 5ᵉ vague annuelle a interrogé environ 2 000 Français en janvier 2026. De plus, 32 % des non-détenteurs se disent ouverts à en acquérir (ADAN/Ipsos, baromètre publié début 2026, relayé par cryptoast.fr et journalducoin.com).
  12. Selon le baromètre AMF 2025 sur les intentions de placement des Français, la Bourse recueille 13 % des intentions, tandis que les crypto-actifs en recueillent 11 % (AMF, baromètre 2025).
  13. Risque de perte définitive des clés privées ou du support de stockage d'un portefeuille auto-hébergé : une telle perte entraîne en principe une perte irrécupérable des actifs concernés. En effet, aucun recours ni aucune assurance n'y est associé (constat général documenté par les ressources pédagogiques consultées).
  14. Défaillance documentée de plateformes d'échange : la plateforme FTX était alors la 2ᵉ plus grande plateforme mondiale d'échange de crypto-actifs. Elle a fait faillite le 11 novembre 2022, parce que l'annonce d'un concurrent avait déclenché une crise de liquidité. Le trou dans les comptes clients a été estimé jusqu'à plusieurs milliards de dollars. Enfin, son fondateur Sam Bankman-Fried a été condamné le 28 mars 2024 à 25 ans de prison pour fraude (Wikipédia FR, « Faillite de FTX » ; siecledigital.fr, 14/11/2022).
  15. Escroqueries documentées par les autorités françaises : selon le rapport annuel 2025 de l'AMF, environ 17 000 signalements d'arnaques financières ont été traités en 2025, soit +27 % sur un an. Près de 6 000 d'entre eux étaient liés spécifiquement aux crypto-actifs. L'AMF estime de plus que 16 % des Français ont déjà été victimes d'une escroquerie financière, et cette proportion atteint 32 % chez les moins de 35 ans (AMF, rapport annuel 2025).
  16. L'AMF tient à jour une liste noire des sites et entités non autorisés à proposer des crypto-actifs ou des services sur crypto-actifs en France. Elle y a ajouté 71 noms depuis début 2025, ensuite 23 noms depuis début 2026. Le total atteint ainsi 3 320 entités non autorisées recensées en 2026, toutes catégories confondues : crypto, forex, options binaires, usurpations d'identité (AMF, blacklists).
  17. Encadrement des influenceurs financiers : depuis la loi n° 2023-451 du 9 juin 2023 visant à encadrer l'influence commerciale, les créateurs de contenu sont soumis à des obligations de transparence sur les partenariats rémunérés et la promotion de produits financiers ou de crypto-actifs. L'AMF, l'ACPR et la DGCCRF ont d'ailleurs exprimé leur vigilance sur ce sujet, et des cas d'intervention sont documentés. La Répression des fraudes a ainsi adressé un rappel à l'ordre à une chaîne YouTube francophone en lien avec une plateforme de trading interdite en France (europe1.fr ; francetransactions.com).
Question L’historique du Bitcoin montre plusieurs chutes sévères depuis un sommet. Après une chute de cette ampleur, un rebond du même pourcentage suffit-il à revenir exactement au niveau de départ ?

Non, et c’est un piège arithmétique qui s’aggrave avec l’ampleur de la baisse : le pourcentage de gain nécessaire pour revenir au point de départ est toujours supérieur au pourcentage de la perte, et l’écart entre les deux se creuse à mesure que la chute est sévère. Un recul modéré se rattrape par un gain du même ordre de grandeur ; un recul sévère, comme ceux que l’historique du Bitcoin a connus à plusieurs reprises, exige un rebond bien plus que proportionnellement plus grand — ce qui rend certains creux extrêmement longs, voire impossibles, à combler intégralement.

Chiffres clés 2026

DonnéeValeurDateSource
Ouverture des demandes d'agrément CASP Francedepuis le 1er juillet 20242024AMF
Remplacement du régime PACTE par MiCA (nouveaux entrants)depuis le 30 décembre 20242024AMF
Fin de la période transitoire PACTE → MiCA à vérifier30/06/20262026cryptoslate.com
Flat tax plus-values crypto (particuliers, occasionnel)31,4 % (12,8 % IR + 18,6 % PS), contre 30 % avant 2026depuis le 01/01/2026impots.gouv.fr, art. 150 VH bis CGI (vérifié 17/07/2026)
Seuil d'exonération plus-value crypto305 € de prix de cession cumulés/an2026impots.gouv.fr, art. 150 VH bis CGI (vérifié 17/07/2026)
Détenteurs de crypto-actifs en France11 % (93 % de notoriété)janvier 2026ADAN/Ipsos
Bitcoin, performance sur l'année civile 2018environ -75 %2018docteur-factures.fr
Bitcoin, drawdown lors de la crise FTXenviron -77 % à -79 %novembre 2022clubpatrimoine.com
Volatilité annualisée du Bitcoin~90 % (2018) → ~65 % (2023)2018 / 2023cointribune.com
Signalements d'arnaques financières traités par l'AMF~17 000 (+27 % sur un an), dont ~6 000 liés à la crypto2025AMF, rapport annuel 2025
Part des moins de 35 ans déjà victimes d'une escroquerie financière32 %2025AMF
Entités non autorisées recensées par l'AMF (liste noire, toutes catégories)3 3202026AMF

Idées reçues

  1. « Le Bitcoin est complètement anonyme » — nuancé, car les transactions sont enregistrées sur un registre public et pseudonyme : il porte des adresses et non des identités directement. Ce registre reste potentiellement traçable, donc il ne s'agit pas d'un anonymat absolu (Banque de France).
  2. « Détenir des crypto-actifs sur une plateforme équivaut à les détenir soi-même en sécurité » — faux, car la faillite de plateformes de grande taille a démontré le risque de perte. Dans le cas FTX de novembre 2022, les utilisateurs touchés étaient ceux dont les actifs étaient déposés sur la plateforme plutôt que sur un portefeuille personnel.
  3. « La régulation MiCA garantit l'absence de risque de perte » — faux. MiCA encadre les prestataires de services : transparence, exigences prudentielles, lutte contre certains abus de marché. En revanche, elle ne supprime ni la volatilité du marché, ni le risque de perte en capital.
  4. « Les crypto-actifs ne sont détenus que par une minorité marginale », ou à l'inverse « tout le monde en détient » — les deux formulations sont à nuancer avec la mesure disponible. En effet, 11 % des Français en détiennent en 2026 selon le baromètre ADAN/Ipsos, pour 93 % de notoriété.
  5. « Un contenu d'influenceur qui présente favorablement une plateforme crypto est nécessairement fiable » — faux par défaut. La loi de 2023 impose des obligations de transparence sur les partenariats commerciaux. En revanche, elle ne garantit ni la fiabilité du contenu diffusé, ni l'agrément réglementaire de la plateforme présentée. Des cas de rappel à l'ordre par les autorités françaises ont d'ailleurs été documentés.

Questions fréquentes de débutants

« Le Bitcoin a-t-il une valeur garantie par un État ou une banque centrale ? » — Non

« Le Bitcoin a-t-il une valeur garantie par un État ou une banque centrale ? » — Non. À la différence d'une monnaie ayant cours légal, le Bitcoin n'est adossé à aucun actif ni à aucune garantie étatique. Sa valeur résulte donc de l'offre et de la demande sur les plateformes d'échange.

« Que se passe-t-il si je perds l'accès à mes crypto-actifs ? » — La perte des clés privées d'un portefeuille auto-hébergé entraîne en principe une perte des actifs concernés qui est définitive, c'est-à-dire sans recours

« Que se passe-t-il si je perds l'accès à mes crypto-actifs ? » — La perte des clés privées d'un portefeuille auto-hébergé entraîne en principe une perte des actifs concernés qui est définitive, c'est-à-dire sans recours.

« Toutes les plateformes crypto sont-elles autorisées en France ? » — Non

« Toutes les plateformes crypto sont-elles autorisées en France ? » — Non. Seules le sont les plateformes agréées CASP par l'AMF, ou notifiées selon des dispositions transitoires spécifiques. L'AMF publie d'ailleurs une liste noire des entités non autorisées, qui recensait 3 320 entités toutes catégories en 2026.

« Dois-je déclarer mes crypto-actifs aux impôts même si je n'ai rien vendu ? » — La simple détention sans cession n'est pas taxée au titre des plus-values

« Dois-je déclarer mes crypto-actifs aux impôts même si je n'ai rien vendu ? » — La simple détention sans cession n'est pas taxée au titre des plus-values. En revanche, la détention d'un compte sur une plateforme étrangère reste soumise à l'obligation déclarative, via le formulaire n° 3916-bis. Cette obligation vaut quel que soit le montant, et indépendamment de l'existence d'une plus-value (impots.gouv.fr, vérifié 17/07/2026).

« Peut-on prédire l'évolution future du cours du Bitcoin ? » — Aucun pronostic de prix n'est formulé dans ce document

« Peut-on prédire l'évolution future du cours du Bitcoin ? » — Aucun pronostic de prix n'est formulé dans ce document. L'historique documente une volatilité et des cycles de baisse sévères, jusqu'à environ -93 % en 2011. Ces chiffres illustrent donc un niveau de risque déjà constaté, mais ils n'ont aucune valeur prédictive pour l'avenir.

Pièges & points de vigilance

  1. Perte de clés privées : pour un portefeuille auto-hébergé, une perte de clés ou de support de stockage entraîne en principe une perte des actifs concernés qui est définitive, c'est-à-dire sans recours.
  2. Risque de contrepartie et de défaillance des plateformes d'échange, y compris de grande taille. Le cas documenté de FTX en novembre 2022 illustre en effet ce risque à l'échelle mondiale.
  3. Arnaques et acteurs non autorisés : l'AMF recense 3 320 entités non autorisées en 2026, toutes catégories confondues. De plus, environ 6 000 signalements liés spécifiquement aux crypto-actifs ont été traités en 2025.
  4. Vigilance renforcée recommandée par les autorités (AMF, ACPR, DGCCRF) sur les contenus diffusés par des influenceurs financiers. En effet, les obligations légales de transparence en vigueur depuis 2023 n'équivalent ni à une garantie de fiabilité du contenu, ni à un agrément de la plateforme présentée.
  5. Volatilité extrême documentée, avec des drawdowns historiques jusqu'à environ -93 %. En clair, le capital investi peut perdre une très large part de sa valeur sur des périodes courtes.
  6. Le taux de flat tax est passé de 30 % à 31,4 % au 1er janvier 2026. Donc toute source antérieure à 2026 affichant encore 30 % est désormais obsolète pour les crypto-actifs. L'assurance-vie, le PEL et le CEL sont en revanche restés à 30 % (cf. Bloc A).
  7. à vérifier La date exacte de fin de la période transitoire MiCA (30/06/2026) est rapportée par une source spécialisée non officielle. Elle n'est pas couverte par la vérification fiscale du 17/07/2026, puisque celle-ci portait sur la fiscalité et non sur le calendrier réglementaire MiCA. Elle reste donc à confirmer sur amf-france.org avant usage.

Se tester

La mémoire se construit en se testant, pas en relisant. Cherchez la réponse de tête avant d’ouvrir : c’est l’effort de rappel qui ancre, pas la lecture de la réponse.

1 Une plateforme crypto affirme être « enregistrée PSAN » pour continuer à opérer en France aujourd’hui. Cet enregistrement suffit-il encore ?

Non : depuis le 1er juillet 2026, seul l’agrément européen PSCA autorise à fournir un service sur crypto-actifs — l’ancien enregistrement PSAN de la loi PACTE ne suffit plus. L’AMF en recense aujourd’hui 31 prestataires, une liste publique et vérifiable avant tout dépôt.

2 Vrai ou faux : tant que je ne convertis pas en euros, il n’y a rien à déclarer ?

Faux. C’est la conversion vers une monnaie ayant cours légal, ou l’achat d’un bien, qui déclenche l’imposition — pas l’échange entre crypto-actifs. Mais dès que le total des ventes de l’année dépasse le seuil, la plus-value est due.

3 Une cession ponctuelle de crypto-actifs porte sur un très petit montant dans l’année. Est-elle nécessairement taxée ?

Non, pas nécessairement : en dessous de 305 € — somme des prix de cession de l’année ; au-delà, la plus-value est imposée dès le premier euro —, aucune plus-value n’est taxée sur l’année. Ce n’est pas un abattement progressif comme au barème de l’impôt : une fois ce total franchi, tout bascule, y compris le premier euro de gain.

4 Un lecteur détient un compte de crypto-actifs sur une plateforme étrangère mais n’a rien vendu cette année. A-t-il quand même une obligation à respecter ?

Oui : la détention d’un compte d’actifs numériques ouvert, détenu, utilisé ou clos à l’étranger doit être déclarée chaque année, indépendamment de toute vente et de toute plus-value réalisée. Cette obligation déclarative ne se confond pas avec la taxation des gains — on peut ne rien devoir sur le plan fiscal et être quand même tenu de déclarer le compte.

5 Un contenu en ligne présente favorablement une plateforme crypto qui promet un rendement à la fois élevé et garanti. Le simple fait que l’auteur affiche un partenariat rémunéré rend-il cette information fiable ?

Non : la loi impose depuis 2023 une transparence sur les partenariats commerciaux des créateurs de contenu, mais cette transparence ne garantit ni la fiabilité du contenu ni l’agrément réglementaire de la plateforme présentée. Un tel signal reste, à lui seul, un motif de vérifier la plateforme sur la liste des acteurs autorisés avant tout dépôt — d’autant que 3,2 % des Français déclarent avoir déjà été victimes d’une arnaque à l’investissement financier (enquête BVA Xsight pour l’AMF, 5 001 personnes, septembre 2024 — contre 1,2 % en 2021, soit un quasi-triplement en trois ans).

Sources

Passe de vérification fiscale (17/07/2026)

Points fiscaux vérifiés sur sources primaires exclusivement (impots.gouv.fr, legifrance.gouv.fr, bofip.impots.gouv.fr — agents dédiés F1 « PFU/CSG/crypto » et F5 « or/GFI/biens divers »). Deux corrections substantielles portées au document : régime réel des plus-values sur biens meubles/or : 37,6 % (pas 36,2 %) depuis le 01/01/2026 (LFSS 2026, loi n° 2025-1403), et flat tax crypto : 31,4 % (pas 30 %) depuis le 01/01/2026, même mécanisme. Confirmés sans changement : TFMP 11,5 %, seuil d'exonération biens meubles 5 000 €, seuil d'exonération crypto 305 €/an, obligation déclarative 3916-bis. Non couvert par cette passe (hors périmètre fiscal) : date de fin de transition MiCA (30/06/2026, toujours à vérifier).


Fin du document — matière première Bloc 4. Points fiscaux vérifiés le 17/07/2026 (voir ci-dessus). Points non fiscaux marqués à vérifier restants à confirmer avant transformation en contenu final destiné aux apprenants.